« Ce qui se passe à Gaza est infâme pour des pays civilisés, lit-on dans ce document. Les actions criminelles de Netanyahou et de ses acolytes sont indignes et abjectes. Le silence du Parlement européen (s’il devait perdurer, ndlr.) signifierait COMPLICITE et HONTE. En tant que citoyen.ne.s de cette Europe, nous avons le droit et le devoir de faire entendre notre voix. »
L’engagement de Luisa Morgantini pour la Palestine ne date pas d’hier, c’est même l’histoire d’une vie. Née en 1940, Luisa quitte très tôt la maison familiale de Villadossola, dans le Piémont, pour gagner en autonomie et militer. Syndicaliste, députée européenne pendant 10 ans de 1999 à 2009 sous l’étiquette de gauche unitaire européenne /Gauche verte nordique, elle a employé une bonne partie de son mandat et de son énergie à défendre la cause Palestinienne.
Expression déterminée, entourée d’une frange noire, sa voix s’élève claire, combattive, muée par la connaissance historique du conflit israélo-palestinien, celle du droit international ainsi que l’observation des faits tangibles qui révèlent les innombrables violations engendrées par l’occupation : « La prise de pouvoir du Hamas est également due à l'inaction de l'UE et de la communauté internationale qui ont permis à Israël de violer les droits des Palestiniens», argue-t-elle.
Cette activiste hors pairs est aussi une femme de terrain. On la retrouve, au fil des décennies, dans de nombreuses manifestations contre la colonisation et le mur de séparation, aux côtés des agriculteurs palestinien.ne.s., ou encore au sein de « Donne in nero » (Femmes en noir). Ce mouvement lancé en 1988, durant la première Intifida, par des militantes israéliennes opposées à l’occupation a essaimé dans plusieurs pays, dont l’Italie.
Luisa Morgantini secoue nos consciences et nous invite à sortir de l’isolement de notre indignation pour stopper la seconde Naqba fomentée par Netanyahou avec le plein accord de l’administration Trump.
Le 30 janvier dernier, participant à une délégation composée de militant.e.s palestinien.ne.s, israélien.ne.s et néerlandais.e.s dans le sud-est de Hébron, en Cisjordanie occupée, Luisa -84 ans au compteur de son activisme- a été arrêtée à Masafer Yatta, une localité régulièrement attaquée par les colons avec l’aval de l’armée israélienne.
En Italie, cette « infatigable » a aussi créé l’association Assopace Palestina « pour sensibiliser l’opinion publique italienne et européennes aux réalités de l’occupation en Palestine. » C’est précisément dans cette optique que s’inscrit son appel, après avoir dénoncer durant des mois, sans relâche, les bombardements sur Gaza, les déplacements forcés de sa population, et les horribles privations qu’elle endure. En effet, depuis le début de la guerre, Luisa Morgantini n’a eu cesse d’alerter sur le génocide en cours des Gazaoui.e.s et » la dévastation totale de leur territoire, y compris l’anéantissement de leur culture.
Persuadée qu’une paix juste entre Palestinien.ne.s et Israélien.nes, fondée sur le droit international, est encore possible, horrifiée et indignée par le silence de l’Europe et celui de la communauté internationale, Luisa Morgantini secoue nos consciences et nous invite à sortir de l’isolement de notre indignation pour stopper la seconde Naqba fomentée par Netanyahou avec le plein accord de l’administration Trump.
L’appel de Luisa Morgantini:
Les dernières images et nouvelles en provenance de Gaza brossent un tableau honteux et révoltant. Le Parlement européen ne peut pas fermer les yeux. Si, ne serait-ce qu'un instant, vous avez été frappé.e et choqué.e, je vous invite à envoyer à chacun des 76 députés européens italien.ne.s (dont les noms figurent sur le site eunews.it) un courrier électronique (nome.cognome@europarl.europa.it) avec le message suivant :
Ce qui se passe à Gaza est infâme pour des pays civilisés, lit-on dans ce document. Les actions criminelles de Netanyahou et de ses acolytes sont indignes et abjectes. Le silence du Parlement européen (s’il devait perdurer, ndlr.) signifierait COMPLICITE et de HONTE. En tant que citoyen.ne.s de cette Europe, nous avons le droit et le devoir de faire entendre notre voix.