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Le féminisme en Libye: un bref aperçu

Contributrice Medfeminiswiya Contributrice Medfeminiswiya
28 juin 2021
Le féminisme en Libye: un bref aperçu

AXKK2K Three young Libyan women in the copper souq of the old town or medina, Tripoli, Libya, north Africa.. Image shot 2008. Exact date unknown.

Dix ans après le soulèvement de 2011, la réalité actuelle des femmes libyennes est toujours au même point en terme de droits fondamentaux. Elles luttent pourtant chaque jour pour l’obtention de ces derniers sans parvenir à obtenir de changements significatifs.

Cette publication est également disponible en : English (Anglais) العربية (Arabe)

Par Lubna Ibrahim

Formes de discrimination et réalité sociale des femmes en Libye

Les femmes libyennes qui travaillent dans le domaine administratif, dans le secteur des médias, et auprès de la société civile, ont adopté le changement à la fois comme une philosophie et comme une lutte, s’engageant dans un chemin long et ardu pour garantir leurs droits. Néanmoins, depuis le soulèvement de 2011, la réalité actuelle démontre que, dix ans plus tard, les femmes libyennes en sont toujours au même point en termes de droits. Elles luttent pourtant chaque jour pour ces derniers sans parvenir à obtenir de changements significatifs.

La guerre a obligé de nombreuses femmes libyennes à intégrer le marché du travail dans des secteurs où, pour plusieurs raisons, elles n’opéraient pas auparavant. La perte du soutien de la famille, généralement le mari ou le père, en est l’une des raisons principales. Selon les statistiques, environ 5 000 veuves libyennes, dont l’âge varie entre 25 et 50 ans, ont perdu leur mari à cause de la guerre ou des combats de rue entre milices qui se sont répandues à travers le pays.

Les chiffres indiquent que la Libye a perdu plus de 65 000 hommes âgés de 20 à 50 ans depuis la révolution du 17 février 2015. Ces chiffres ne tiennent pas compte de la dernière série de combats et de conflits dont le nombre de morts n’a pas encore été recensé, ni documenté. La majorité des personnes tuées étaient de jeunes hommes, principaux pourvoyeurs de leurs familles. Par conséquent, de nombreuses femmes libyennes ont été obligées de chercher de nouvelles sources de revenus.

L’éducation des femmes s’est développée dans les grandes villes libyennes car elle est devenue nécessaire. Toutefois, elle est toujours mal perçue et considérée inacceptable dans les communautés résidant dans les banlieues et dans les villes du désert. Un grand nombre de veuves avaient épousé très jeunes des hommes qui avaient refusé de les laisser poursuivre leurs études. Elles ont donc été obligées d’accepter des emplois et des salaires subalternes après la mort de leur époux.

Quant au mariage et au divorce, les coutumes et traditions libyennes imposent de nombreuses restrictions qui rendent les femmes otages des hommes ou du mahram. Les femmes divorcées sont considérées comme des criminelles aux yeux de la société. Une grande partie des femmes, célibataires ou divorcées, se confinent donc chez elles, espérant la possibilité d’une nouvelle vie conjugale afin d’éviter l’humiliation de la part de leurs familles.

Il faut noter que dans la plupart des régions de la Libye, le droit de la famille et d’autres lois étatiques connexes ne sont pas reconnues. Les gens résolvent toujours leurs problèmes par l’intermédiaire des anciens de la tribu (cheikhs), ce qui expose les femmes à être victimes des coutumes et des traditions. Elles peuvent même être emprisonnées ou tuées. De plus, dans de nombreuses villes comme Mislata et Zliten, il est interdit aux femmes de travailler dans des secteurs autres que ceux de la santé et de l’éducation.

La réalité professionnelle et économique des femmes en Libye

Comme nous l’avons vu, les femmes libyennes qui habitent les grandes villes bénéficient d’un niveau d’éducation plus élevé, mais elles sont toujours confrontées à d’énormes inégalités en termes d’opportunités d’embauche par rapport aux hommes. À peine la moitié des femmes diplômées trouvent un emploi formel. Le plus souvent elles sont exploitées dans des occupations à bas salaire. Par ailleurs, les mères qui travaillent ne reçoivent aucun type de soutien. Globalement, les femmes se retrouvent dans un environnement strict et conservateur qui leur dicte un ensemble de règles les empêchant de réaliser leurs propres rêves et leurs ambitions.

Malgré toutes les difficultés que les femmes libyennes rencontrent dans leur travail, la détérioration des réalités économiques dans le pays les poussent à travailler dans des conditions difficiles, en raison du manque d’alternatives. Elles peuvent toutefois accéder à des emplois plus sûrs en utilisant les médias sociaux pour commercialiser des produits faits maison, ce qui les protège généralement de la violence familiale ou domestique.

La participation politique des femmes en Libye

Les femmes libyennes engagées dans la politique et dans les affaires publiques sont confrontées à de violentes attaques et à des campagnes de diffamation pour les forcer à se retirer de la sphère publique. La société libyenne est particulièrement influencée par les informations publiées sur les femmes sur les réseaux sociaux. Selon des recherches, 70 % des femmes et des hommes rejettent l’idée que des femmes puissent diriger des institutions souveraines. De nombreuses femmes ont donc dû démissionner ou se retirer de la scène politique par peur d’être désavouées par leur famille. Par ailleurs, il arrive que les hommes, travaillant dans le domaine politique, affilient certaines femmes afin qu’elles fassent du chantage et combattent celles qui aspirent à un poste au sein du gouvernement.

De plus, les femmes libyennes sont souvent soumises au chantage de leurs patrons ou de collègues plus expérimentés qui se livrent à des comportements préjudiciables comme le harcèlement sexuel ou verbal, ou d’autres formes de violence. Ceci est encore plus vrai dans le secteur des médias, les emplois de secrétaires du tertiaire ainsi qu’au sein des partis politiques.

Traduction de l’anglais en français par Elizabeth Grech
Image 1: Trois jeunes femmes libyennes dans le souk du cuivre de l’ancienne médina, Tripoli, Libye.
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