Des bombes israéliennes sur le Liban. Et un pays qui s’embrase de nouveau

1975, 1982, 2006, 2024…des dates, qui résonnent comme le son d’une alarme stridente de la guerre dans la tête et la mémoire des habitant.e.s de ce tout petit pays qu’est le Liban. Coincé entre des puissances régionales bellicistes, en particulier, Israël et l’Iran, le Liban connait des tensions meurtrières à chaque fois que ce Moyen Orient s’embrase.

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Photo de Flickr.

Dès les premiers jours des bombardements israéliens, qui ont frappé fin septembre le sud de Beyrouth, la Bekaa et d’autres zones encore du pays du Cèdre, nos correspondantes au Liban ont commencé à couvrir les péripéties de cette guerre et ses tragédies. Le drame des déplacé.e.s, la ségrégations envers les Syrienn.e.s sans abris et les travailleuses domestiques asiatiques dont les patronn.e.s sont parties sans laisser d’adresse. L’armée israélienne ciblant tous les civils, les femmes, les plus précaires, sont toujours les premières victimes des conflits armés.

Pour autant Manahel AlSahoui, journaliste syrienne réfugiée au Liban, refuse de perdre son empathie et son humanité envers les autres du fait de comportements racistes subis lors de son parcours d’exilée. Elle l’écrit dans un blog émouvant.

Autre blog, autre univers. Celui de Pascale Sawma, notre correspondante à Beyrouth, qui partage avec nos lecteurs/trices ses rêves et introspections, finement décrits, d’une normalité interdite dans un Moyen-Orient si complexe. Hajar Assad, pour sa part, est encore sous le choc que son village, au sud du Liban, dans le district de Saida, soit devenu un spectre, un morceau de… Gaza.

Ces tragiques évènements, qui détruisent un pays déjà ébranlé par une dévaluation drastique de sa monnaie et d’infrastructures publiques à deux doigts de l’effondrement, suite notamment à l’épidémie de la Covid-19 et à l'explosion du port de Beyrouth en août 2020, entraînent également la mise en place d’initiatives de femmes activistes de la société civile hautement solidaires avec les victimes. Une petite lueur dans ce conflit armé qui a fait jusqu’ici près d’un million et demi de déplacé.e.s dans un pays de seulement cinq millions d’habitant.e.s.

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