A propos
  • it VO
  • fr Français
  • en English
  • ar العربية
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Medfeminiswiya - Média féministe méditerranée
  • En mouvement
  • Explorations
  • Dossiers
  • Créations
  • Interviews
  • Opinions
  • Monde
Medfeminiswiya - Média féministe méditerranée
  • En mouvement
  • Explorations
  • Dossiers
  • Créations
  • Interviews
  • Opinions
  • Monde
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Medfeminiswiya - Média féministe méditerranée
Accueil Créations

Le pays du sud suivi de Seul, tel le vent de Sirine Achkar. Une recherche éperdue de racines

Ghania Khelifi Ghania Khelifi
17 novembre 2022
Le pays du sud suivi de Seul, tel le vent de Sirine Achkar. Une recherche éperdue de racines

Sirine Achkar , metteure en scène, comédienne, auteure et pédagogue, a exploré bien de contrées difficiles avant de revenir à son pays natal le Liban qui « l’habite ».

Sa dernière création « Le pays du sud » suivi de « Seul, tel le vent » raconte la quête de l’identité, le déracinement, la résistance au chaos. C’est sur cette  terre qui ressemble au Liban que des figures féminines résistantes évoluent dans un décor de destruction. Elles résistent par la puissance du verbe aux maux légués par la guerre civile. Corruption, communautarisme, perte de repères sont ce quotidien que rencontre un homme, seul personnage masculin, venu de la Ville Lumière  « un sac empli de civilisations sur le dos ». Une métaphore de cet autre monde de lumière en miroir de l’obscurité de ce pays disloqué où « la poussière des nuits meurtrières nous prive de la lumière du jour » lui lance la résistante boulangère.

Les personnages féminins racontent leur rêves, leur vie, leur résilience face à la folie des hommes. De son balcon une bourgeoise invite l’étranger dans son appartement, dans un immeuble dont il ne reste que quelques vestiges d’une splendeur passée et les stigmates de la guerre. « J’ai redescendu les escaliers avec la certitude que le mystère de cette ville était aussi difficile à déchiffrer que celui du regard de cette figure solitaire représentant celles et ceux qui ont décidé de rester », narre l’étranger venu de la Ville Lumière.

Dans Seul, tel le vent, un homme explore une ville en guerre et va à sa propre rencontre. Il erre  dans un va et vient entre sa parole de narrateur et celles des personnages qu’il croise. Il déambule  entre toutes ces histoires de vie et de mort cherchant dans le visage de chaque femme, celui de sa mère. Dans la ville meurtrie, livrée à la violence, la vie malgré tout s’entête à défier le bruit des bombes, de la violence.

Sirine Achkar, Le pays du sud suivi de Seul, tel le vent, septembre 2022.Ed.L’Harmattan

L’idée de Seul, tel le vent « m’est venue d’une rencontre avec un homme venu des rues de Calcutta à celles de Paris et qui n’a jamais cessé de rechercher sa mère et ses racines » raconte Sirine. Comme tous ceux qui ont été contraints de quitter leur pays d’enfance, la metteure en scène sait la douleur de recoller des bouts de mémoire pour reconstruire son identité. Le personnage du fou qui se prête parfaitement à l’écriture poétique mais engagée de Sirine lui permet de dire cette ambivalence, cette frontière insaisissable entre deux lieux : la guerre et la paix, le chaos et l’harmonie, « Ne dit on pas que la vérité sort de la bouche des fous ? Nous sommes tous, nous Libanais, un peu fous parce qu’après ce que nous avons vécu, nous continuons de vivre… »

En 2016, dans son spectacle Nuits d’Automne, Sirine Achkar abordait déjà l’exil, thème récurrent dans son œuvre à travers une mise en scène mêlant son texte à la chorégraphie Hip Hop contemporaine de Didier Mayemba. En 2018, elle écrit le texte Inadaptés, qui évoque l’univers carcéral, l’enfermement, celui de  l’esprit,  et celui du corps.Encore des identités tourmentées.Le narrateur de Seul, tel le vent clôt son monologue par cette infime bien réelle lueur d’espoir « J’ai laissé la ville hasardeuse presque comme je l’ai trouvée.Les fleuristes affichant les couleurs du nouveau printemps;Les voix des mères résonnant dans l’espace….Et cette mer, qui tente sans cesse de se renouveler… »

Sirine Achkar ne craint pas d’explorer les coins les plus sombres de notre humanité mais elle sème toujours de petits cailloux sur le chemin de l’espoir.
La pièce, un monologue,  Seul, tel le vent  sera créée entre Paris et Fribourg en janvier 2023 et sera interprété par Emmanuel Dorand.

Ghania Khelifi

Ghania Khelifi

Ancienne directrice de rédaction du quotidien algérien Liberté, journaliste politique, diplômée de La Sorbonne, Ghania Khelifi est également chargée de mission égalité Hommes-Femmes en France où elle vit. Titulaire d’un DESS sur l’œuvre et le parcours de Kateb Yacine, elle a signé la première rétrospective lui étant consacré à Alger en 1991, « Kateb Yacine, poèmes et éclats », au tout début de la décennie noire. Spécialiste de la société algérienne, elle collabore régulièrement à Babelmed.net depuis sa création.

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

J'accepte les termes et conditions et la Politique de confidentialité .

Sur le même sujet

Related Posts

« Les siestes du grand-père. » Récit d’inceste, de Monia Ben Jémia
Créations

« Les siestes du grand-père. » Récit d’inceste, de Monia Ben Jémia

Olfa Belhassine
26 juillet 2021

Related Posts

[P]Ose ta bombe-Rome
Créations

[P]Ose ta bombe-Rome

Équipe de Medfeminiswiya
21 janvier 2021

DÉCOUVREZ NOTRE NEWSLETTER

Contenu original. Journalisme féministe. Livré à votre adresse email.

    Related Posts

    Dalva. Un film à ne pas manquer
    Créations

    Dalva. Un film à ne pas manquer

    Cristiana Scoppa
    26 mai 2023

    Related Posts

    Les archétypes de l’inconscient féminin
    Créations

    Les archétypes de l’inconscient féminin

    Federica Araco
    16 janvier 2023

    Les plus aimés de la semaine

    « Fémonationalisme » : instrumentalisation de la rhétorique féministe à droite toute !
    Opinions

    « Fémonationalisme » : instrumentalisation de la rhétorique féministe à droite toute !

    Salma Matri
    3 avril 2026
    La Moudawana : une réforme qui divise
    Explorations

    La Moudawana : une réforme qui divise

    Lina M.
    23 janvier 2025
    « الحركة السياسية النسوية السورية »: صوت النساء من قلب دمشق
    En mouvement

    Le Mouvement politique féministe syrien : quand la voix des femmes s’élève du cœur de Damas

    Angela Alsahwi
    13 janvier 2025
    En mouvement
    Explorations
    Dossiers
    Créations
    Interviews
    Opinions
    Monde
    En mouvement
    Explorations
    Dossiers
    Créations
    Interviews
    Opinions
    Monde

    Medfeminiswiya est un réseau féministe qui rassemble des femmes journalistes travaillant dans le domaine des médias et de la production de l’information dans la région méditerranéenne.

    • A propos
    • Contextes pays
    • Notre communauté
    • Devenir membre
    • Nos Partenaires
    • Charte Éditoriale
    • Mentions légales

    Suivez nous sur :

    Découvrez notre newsletter

    Contenu original. Journalisme féministe. Livré à votre adresse email.

      © 2026 Medfeminiswiya – Réseau méditerranéen pour l’information féministe

      Back to top

      Welcome Back!

      Login to your account below

      Forgotten Password?

      Retrieve your password

      Please enter your username or email address to reset your password.

      Log In

      Ajouter nouvelle playlist

      Pas de résultat
      Afficher tous les résultats
      • En mouvement
      • Explorations
      • Dossiers
      • Créations
      • Interviews
      • Opinions
      • Monde
      • it VO
      • fr Français
      • en English
      • ar العربية

      © 2026 Medfeminiswiya - Réseau méditerranéen pour l'information féministe

      Ce site n'utilise pas de cookies. This website does not use cookies. هذا الموقع لا يستخدم ملفات تعريف الارتباط.