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Image d’illustration générée par intelligence artificielle.
Avancer dans le temps ne diminue pas les femmes, mais les augmente. Et cela malgré le fait que le « grand âge » aggrave les inégalités de genre. Ainsi en France par exemple, les pensions de retraite des femmes sont très inférieures à celles des hommes, avec un écart moyen d’environ 37 % à 40 % –une différence qui s’explique par des carrières plus courtes, le temps partiel, des salaires plus faibles et des interruptions liées à la famille. D’autre part, les tempes grises des hommes ne sont pas considérées avec la même bienveillance que celles des femmes. Loin de là ! A l’écran, on voit trois fois moins de femmes de plus de 50 ans que d’hommes.
Pourtant les hommes ne vieillissent pas mieux que les femmes, ils sont juste autorisés à vieillir.
C’est sur cette thématique de la vieillesse au féminin pluriel que nous avons voulu focaliser ce nouveau dossier de Medfeminiswiya en ce mois de mars, qui célèbre les luttes des femmes.
De l’Algérie, à la Turquie et de l’Italie, à la Palestine, les articles de nos correspondantes s’attaquent à ce dernier tabou, déconstruisant des stéréotypes, décryptant des injonctions et rapportant parfois de tristes réalités, comme ces grands-mères malgré elles à Gaza. (Ré)enchanter la vieillesse : c’est aussi ce que racontent nos journalistes en Égypte, en France et au Liban, à travers les portraits de grands-mères libanaises dynamiques et résolument autonomes.
